Vaccin Gardasil et polémique.

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Vaccin contre le cancer du col de l’utérus …

Rappel deux vaccins sont sur le marché : Gardasil® et Cervarix®

Les doutes sur l’intérêt et l innocuité de cette vaccination sont relancés par une plainte récente.

Les éléments à consulter :

  • L’avis récent (26 novembre 2013 ) de l’ANSM  où pour résumer on y conclue « Le rapport bénéfice/risque de ce vaccin, au regard de l’ensemble de ces données d’efficacité et de sécurité reste favorable »,

 

  • Des Pièces du dossier médico-légal de l’affaire Gardasil®sont répertoriées ici, par le Dr Jean Yves Nau

 

  • et la réponse du laboratoire concerné, retranscrite par le même auteur est lisible ici.

 

 

  • Le billet de fin septembre 2013 de Martin Winckler,  je cite « La vaccination contre certains papillomavirus est aujourd’hui possible pour les femmes qui le désirent ; elle n’est pas indispensable, car la prévention du cancer du col est déjà effectuée par les frottis de dépistage ; comme la vaccination n’est ni nécessaire ni suffisante pour prévenir le cancer du col et comme ses effets néfastes à long terme sont inconnus, on est en droit de se demander si cette vaccination est utile, voire même souhaitable… En tout cas, il n’y a rien de criminel ou de dangereux à ne pas se faire vacciner et à ne pas faire vacciner ses filles… »

 

  • La revue indépendante prescrire écrivait en 2007 « Le vaccin papillomavirus contre 4 génotypes (6,11,16,18) diminue fortement pendant au moins 4 à 5 ans, l’incidence des infections par HPV-6, 11, 16 et 18, chez les adolescentes non infectées par ces génotypes. L’incidence des dysplasies de haut grade est ainsi réduite. Les effets indésirables sont mineurs. Mais l’effet en termes de prévention des cancers du col utérin n’est pas démontré : un suivi prolongé et attentif des populations vaccinées est nécessaire«  (6).©La revue Prescrire 1er février 2007; 27 (280) ; 89-93. ( voir http://www.prescrire.org/aLaUne/dossierPapillomavirusVaccVuAilleurs.php )
  • puis écrivait en 2013 « Mi-2013, le pari de proposer cette vaccination aux jeunes femmes reste une option raisonnable. Les résultats en termes de cancers invasifs, voire de mortalité, ne seront pas disponibles avant plusieurs années » (Rev Prescrire 2013 ; 33 (357) : 552-556) et Vaccin papillomavirus dès 11 ans, sans raison valable
  • et « Avancer l’âge de la vaccination des jeunes filles n’est pas fondé sur des données d’efficacité clinique solides. Les données d’évaluation de cette vaccination et leurs incertitudes restent inchangées »(Rev Prescrire  2013 ; 33 (362) : 928) » (voir ici http://www.prescrire.org/fr/3/31/49012/0/NewsDetails.aspx )

Comme souvent, nous sommes donc face à un pari, que la femme, la jeune fille concernée et ses parents doivent prendre.

Nous vivons actuellement un remake de l’épopée du vaccin contre l’hépatite B.

 

Les trois points paraissant essentiels :

 

1.       Le cancer du col de l’utérus fait l’objet de campagne de dépistage via les frottis. Le risque de cancer du col est relativement faible. Voir ici.

2.       Les vaccins peuvent provoquer des effets secondaires rares mais parfois très graves avec une répercussion potentiellement très sévère sur le quotidien de la patiente concernée.

Comme dans toutes les vaccinations il y a un risque de complications. Sans préjuger des conclusions de l’enquête scientifique ou juridique, les vaccins (probablement tous ?) peuvent théoriquement provoquer notamment une réaction immunitaire inappropriée, la SEP (sclérose en plaque) étant un des exemples d’effets indésirables imputables parfois à des vaccinations. Ainsi le risque de complication grave est faible.

 

3.       L’efficacité du vaccin en question est relative, d’autant qu’elle ne touche pas toutes les souches du papillomavirus responsables de ce cancer.

 

Certes comme le dit l’ANSM ce 26 novembre, « Le rapport bénéfice/risque de ce vaccin, au regard de l’ensemble de ces données d’efficacité et de sécurité reste favorable », malgré tout faut il se faire vacciner pour éventuellement prévenir le faible risque de cancer avec en face un faible risque d’avoir une complication potentiellement grave et définitive.

 

Un pari…

 

PS : Si vaccination il doit y avoir, l’avancer à l’âge de 11 ans parait peu utile.

 

 

 

 

Pas de conflit d’intérêt à déclarer dans les références citées. Cet article est issu de mon expérience de terrain, il existe d’autres protocoles de prise en charge.

 

Dr Frédéric Dussauze

 

2 Commentaires

  • Je trouve qu’il y a dans cette présentation, malgré tout, des signes de parti-pris.
    Je précise que je ne fais pas partie non plus des gens qui touchent des sous de l’industrie pharmaceutique ;-).
    Le parti pris est le suivant : comparer le « rare » du cancer du col, qui selon la source citée fait tout de même autant de morts que le mélanome, deux fois plus que le cancer de l’oesophage chez les femmes, avec le « rare » des complications du vaccin, qui a vrai dire sont tellement rares que aucune imputabilité n’a pu être démontrée. Il faudrait plutôt parler de rarissime.

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